Points clés à retenir
- La diversification ne s’arrête pas aux actions et aux ETF, le crédit alternatif fait depuis longtemps partie des moyens utilisés par les investisseurs institutionnels pour répartir les risques.
- Le prêt P2P offre un profil de rendement qui évolue différemment de celui des marchés cotés, car il n’est pas dicté par le sentiment quotidien du marché.
- Lendermarket est un exemple de plateforme P2P européenne réglementée conçue autour de cette idée, qui montre à quoi peut ressembler une diversification accessible dans la pratique.
- Il ne s’agit pas de remplacer les ETF, mais de ne pas miser sur une seule classe d’actifs.
Le basculement entre classes d’actifs auquel se préparent les investisseurs professionnels
« Ne mets pas tous tes œufs dans le même panier » est l’une des premières choses que tout investisseur apprend.
En pratique, pourtant, la plupart des portefeuilles des particuliers restent concentrés sur les mêmes quelques types d’actifs : quelques actions individuelles, un socle d’ETF, peut-être un fonds obligataire pour équilibrer le tout. C’est un point de départ raisonnable, mais cela soulève une question qui mérite d’être posée : à quoi ressemble vraiment la diversification une fois que tu sors des marchés cotés ?
Le crédit alternatif : pas nouveau, mais accessible depuis peu
Les investisseurs institutionnels utilisent le crédit privé et les prêts alternatifs comme outils de diversification depuis des décennies, en grande partie parce que ces actifs n’évoluent pas au même rythme que les cycles boursiers. Les fonds de pension et les gestionnaires d’actifs investissent dans la dette privée précisément parce que sa performance est liée au comportement de remboursement des emprunteurs plutôt qu’au sentiment quotidien du marché, aux spéculations sur les taux d’intérêt ou aux valorisations des actions.
Ce qui a changé ces dernières années, c’est l’accès et la réglementation. Le crédit alternatif exigeait autrefois des capitaux et un réseau de relations à la mesure des investisseurs institutionnels. Aujourd’hui, des plateformes en ligne réglementées ont ouvert une version de cette même classe d’actifs aux investisseurs particuliers, souvent avec des tickets d’entrée de seulement dix euros plutôt que de quelques millions.
Ce qu’est réellement un ETF
Un ETF, ou fonds négocié en bourse, est essentiellement un panier d’actifs, souvent des actions, qui se négocie en bourse comme une simple action. Au lieu d’acheter des actions de différentes entreprises une par une, un investisseur achète une part de l’ETF et obtient une exposition proportionnelle à tout ce qu’il contient. Un exemple courant est un ETF S&P 500, qui détient des actions des 500 entreprises de cet indice (ou en réplique la performance) : un seul achat permet ainsi de répartir l’argent investi sur l’ensemble de l’indice plutôt que de miser sur les performances d’une seule entreprise.
La plupart des ETF sont gérés de manière passive, ce qui signifie qu’ils visent à reproduire la performance d’un indice spécifique plutôt qu’à tenter de le surperformer par une sélection active d’actions.
En contrepartie, la valeur d’un ETF est directement liée au marché qu’il suit. Lorsque l’indice sous-jacent monte, l’ETF monte avec lui, et lorsque l’indice baisse, l’ETF baisse aussi, parfois fortement et rapidement, sous l’effet de facteurs allant des résultats des entreprises aux décisions sur les taux d’intérêt, en passant par le sentiment général des investisseurs.
Ce qu’est réellement le prêt P2P
Sans jargon, le prêt entre particuliers (P2P) fonctionne comme ceci : une société de crédit accorde des prêts (crédits à la consommation, prêts aux PME et autres), et des investisseurs particuliers en financent une partie via une plateforme en ligne. À mesure que les emprunteurs remboursent, les investisseurs perçoivent des intérêts.
Le profil de rendement est fondamentalement différent de celui d’un ETF. La valeur d’un ETF évolue au rythme du marché sous-jacent, d’un jour à l’autre, parfois d’une heure à l’autre.
La performance d’un prêt P2P dépend du remboursement par l’emprunteur, et non du fait que la Bourse ait passé une bonne ou une mauvaise semaine.
Cela signifie que les deux présentent des types de risques réellement différents : les ETF comportent un risque de marché, tandis que le prêt P2P comporte un risque de crédit (le non-remboursement par l’emprunteur) et un risque lié à la plateforme (sa propre fiabilité opérationnelle et financière). Aucun des deux n’est intrinsèquement plus sûr que l’autre, ils sont simplement différents, et c’est précisément ce qui fait de leur combinaison une stratégie de diversification plutôt qu’une substitution.
ETF vs prêts P2P : les chiffres, côte à côte
Pour mettre les choses en perspective, il est utile de regarder les rendements historiques de certains des indices boursiers les plus suivis. Il s’agit de moyennes à long terme rapportées par des tiers, et non de projections. Comme pour toute donnée historique, les résultats réels varient considérablement selon la période, et les performances passées ne garantissent jamais les résultats futurs :
- S&P 500 : un taux de croissance annuel composé d’environ 10,1 % depuis 1928, d’environ 10,3 % sur les 30 dernières années et de 10,9 % sur les 20 dernières (source : NYU Stern, jeu de données sur les rendements historiques de Damodaran)
- DAX 40 : environ 8 % par an en moyenne depuis sa création en 1988 (dividendes réinvestis), avec de fortes variations d’une année à l’autre, allant de +23 % en 2025 à -40 % lors du krach de 2008 (source : STOXX, Deutsche Börse)
- MSCI World (un indice de référence mondial couvrant un large éventail d’actions) : environ 9,1 % par an depuis 1987 (source : fiche officielle de l’indice MSCI)
- Nasdaq 100 (via Invesco QQQ, l’ETF qui le réplique) : environ 10,75 % de rendement annualisé depuis son lancement en 1999, même si les périodes plus récentes de 10 à 15 ans ont affiché des performances nettement supérieures grâce à l’envolée des valeurs technologiques, et il reste le plus volatil des quatre (source : historique du rendement total de QQQ)
Dans l’ensemble, la plupart des grands indices boursiers bien établis ont historiquement enregistré, sur le long terme, des rendements annuels allant d’un peu moins de 10 % à un peu plus de 10 %, tandis que des indices à plus forte croissance comme le Nasdaq 100 ont parfois atteint les 15 % sur des périodes plus courtes.
À titre de comparaison, le rendement annuel moyen pondéré des investisseurs de Lendermarket atteint actuellement jusqu’à 13,46 % APY. Il se situe ainsi dans une fourchette comparable à celle des rendements historiquement observés par les investisseurs en actions à long terme, mais provient d’une source structurellement différente : les remboursements de prêts plutôt que les cours du marché.

C’est un indicateur utile, pas une promesse : ce chiffre est une moyenne pondérée actuelle, il évoluera au fil du temps et, comme pour tout investissement, il n’est pas garanti.
Un exemple réglementé : Lendermarket
Lendermarket est un exemple de ce que cela donne en pratique. Lendermarket est un prestataire de services de financement participatif au titre du règlement (UE) 2020/1503, réglementé par la Banque centrale d’Irlande, et exerce dans ce secteur depuis plus de sept ans.
Quelques points à noter sur la structure de la plateforme :
- Garantie de rachat* sur les prêts éligibles, couvrant le capital (et dans de nombreux cas les intérêts courus) en cas de défaut de paiement d’un emprunteur
- Auto Invest FLEX pour constituer automatiquement un portefeuille de prêts diversifié, selon les critères propres à l’investisseur
- Accessible dès 10 €, nettement moins que sur la plupart des plateformes d’investissement alternatif de qualité institutionnelle
- Un taux de défaut de 0,00 % en septembre 2026, avec des rendements moyens pondérés allant jusqu’à 13,46 % APY
Ce chiffre de rendement mérite d’être mis en contexte plutôt que pris au pied de la lettre. Il s’agit d’une moyenne pondérée, pas d’un résultat garanti, et comme pour tout investissement, le capital est à risque et les performances passées ou actuelles ne garantissent pas les résultats futurs. Ce qui en fait toutefois un point de comparaison utile, c’est qu’il se situe dans une fourchette similaire à celle à laquelle de nombreux investisseurs en ETF à long terme s’attendent sur les marchés actions, tout en provenant d’une source structurellement différente et moins corrélée aux marchés.
Diversification, pas remplacement
Rien de tout cela ne justifie d’abandonner les ETF. Les ETF restent l’un des moyens les plus efficaces et les moins coûteux d’obtenir une large exposition au marché et, pour la plupart des investisseurs, ils devraient rester un pilier du portefeuille.
De plus, les ETF et les investissements P2P ne sont pas strictement comparables, car ce sont des instruments d’investissement différents qui peuvent répondre à des objectifs différents chez les investisseurs. L’idée n’est pas de trouver un actif « meilleur » que les ETF, mais de reconnaître qu’une véritable diversification consiste à détenir des actifs qui ne réagissent pas tous aux mêmes facteurs au même moment.
Pour les investisseurs qui ont constitué une solide base d’ETF et cherchent ce qui pourrait venir la compléter, le prêt P2P réglementé est une piste qui mérite d’être explorée, non pas comme un substitut, mais comme un complément.
*La garantie de rachat n’élimine pas entièrement le risque d’investissement et dépend de la capacité du garant à honorer ses obligations. La couverture peut varier selon les porteurs de projet ou les initiateurs de prêts.
Les rendements historiques des indices cités ci-dessus (S&P 500, DAX 40, MSCI World, Nasdaq 100) sont des moyennes à long terme rapportées par des tiers et varient selon la période étudiée ; ils sont fournis uniquement à titre de contexte général et ne constituent pas des données propres à Lendermarket.